Nivelles Capital: L'année écoulée a été plutôt mouvementée pour Banquette Arrière. Que s'est-il passé?
Thierry Dreumont: Nous avons voulu étoffer le groupe. On a commencé à travailler avec un autre batteur, puis un guitariste blues. Ce n'était pas ce qu'il nous fallait. Ensuite, il y a eu cet essai, concluant, avec Marc. Cela fait un an et demi maintenant que nous travaillons avec lui pour effectuer de nouveaux arrangements sur nos morceaux.
Stéphanie Degrave: Marc, qui écrit également des textes, a un univers musical différent du nôtre.
Marc Du Mortier: Je suis nourri aux rythmes africains, colorés. Ma touche est teintée de groove, de funk.
NC: Avec quel résultat?
T.D: On voulait donner plus de corps et de punch à nos chansons, pour sortir des salons. Stéphanie et moi venons d'un univers plus classique. Marc a apporté son sens du rythme.
S.D: L'idée était de faire en sorte que notre univers s'assimile moins à de la musique de chambre. On y parvient progressivement. Plus on travaille sur nos morceaux et plus ils sonnent rock.
T.D: Banquette Arrière se compose désormais d'une musicienne classique, d'un musicien folk-jazz et d'un troisième, plus orienté vers le groove. Cela donne une nouvelle dimension au groupe. D'autant que Marc apporte lui aussi ses idées.
N.C: Votre public s'y retrouvera-t-il?
T.D: Mais nous restons fidèles à la chanson française ! D'ailleurs, nous avons repris pratiquement la moitié de nos titres existants. Ils ont simplement été adaptés.
S.D: Il y a aussi quelques nouveaux morceaux et deux reprises: Lily, de Pierre Perret, et "Buffalo débile", de Renaud. Cette dernière sera une version manouche !
En ce qui concerne notre image, on souhaitait que des chansons plus proches de nous, qu'elles correspondent mieux à ce que nous sommes. Mais nos anciens titres ne sont pas dénaturés pour autant.
N.C: Quels sont les premiers échos?
T.D: Nous avons donné un premier concert en novembre dernier, à "La Pomme". Les gens ont estimé qu'il s'agissait d'une belle évolution. De notre côté, cela nous a également donné plein de nouvelles idées et l'envie d'aller plus loin dans les arrangements. Nous nous sommes également aperçus que notre trio tenait vraiment bien la route.
N.C: Après plusieurs mois de travail dans l'ombre, on imagine que la scène doit vous manquer.
T.D: Nous n'avons envie que d'une seule chose: tourner ! Quelques dates sont déjà prévues mais notre prochain grand rendez-vous, ce sera le Waux-Hall, en juin. Pour l'occasion, nous serons quatre sur scène, accompagnés d'invités de marque.
N.C: D'autres projets en vue?
M.D: On songe à réaliser une prémaquette. Mais nous allons prendre le temps de la faire.
S.D: Ce que nous souhaitons avant tout pour l’instant, c’est jouer sur scène le plus souvent possible.
Banquette Arrière sera en concert le 27 janvier 2012 chez Jack, dans le Parc de la Dodaine