Vous vous rappelez peut-être avoir lu dans nos pages qu’il existe depuis deux ans, une école très officielle destinée à apprendre à préparer la tarte al djote dans les règles de l’art. Ces cours étaient d’abord prodigués aux membres de la Confrérie, répondant de la sorte à une logique implacable : pour juger un produit, il faut avant tout pouvoir le préparer. Par la suite, en plusieurs occasions, la Confrérie était présente lors d’événements locaux et il était loisible à tout un chacun d’apprendre à préparer « la belle verte ». L’Ecolâtre, en la personne de Jean Claude Guillaume, est responsable de la pérennité du fleuron de notre gastronomie. C’est avec beaucoup de sérieux qu’assisté de trois de ses acolytes : Paul, Francis et Bernard (Vincent étant empêché) nous ont donné une leçon de cuisine un peu particulière. Entrons dans cette école réservée aux grandes personnes qui savent ce que bien manger veut dire. Nivelles Capital est parti en éclaireur pour pouvoir vous mettre l’eau à la bouche. Nous avons été reçus au deuxième étage, dans le cercle très secret de la Confrérie de la Tarte al djote. Pour que faire ? Mais pour apprendre à faire des doubles pardi !
Au royaume de la « bètcheye », les doubles sont reines
A peine arrivés au deuxième étage de l’Office du Tourisme, que déjà dans l’ascenseur, une petite odeur sympathique met nos papilles en émoi. Nos hommes sont déjà au travail depuis un moment et ils se préparent à initier en primeur leurs quelques invités privilégiés dont nous sommes. Pleins feux sur les ingrédients qui ne demandent qu’à être intimement mélangés. Du beurre fondu, de l’eau, le mélange des farines blanches et de sarrasin, du fromage (la « bètcheye »), un œuf entier, du sel et du poivre, et voilà le travail ! Des mains d’hommes (débarrassées de leurs montres et alliances par souci d’hygiène) vont sous nos yeux se mettre à l’ouvrage. Et vas-y que je fouette, que je pétrisse, que je fasse sauter les crêpes dans la bouillante poêle. Et enfin, y glisser le fromage préalablement assaisonné et émietté. « Oyez, oyez bonnes gens ! Oyez oyez gourmands de bonne famille ! Venez donc, amateurs de bonne chère, ici vous régaler … » Comment résister à l’appel de la sirène gourmande ?