La double. Le plaisir puissance double !

Lundi 19 Avril 2010

!! Avertissement : La seule lecture de cet article pourrait donner aux personnes dont la balance accuse un optimisme débridé, une augmentation de poids conséquente. La rédaction - bien qu’elle recommande « chaudement » la dégustation des doubles et autres produits dérivés - décline toute responsabilité en cas de débordement pondéral !!


Après les « classes vertes », l’Ecole de la Djote récidive

La double. Le plaisir puissance double !
Vous vous rappelez peut-être avoir lu dans nos pages qu’il existe depuis deux ans, une école très officielle destinée à apprendre à préparer la tarte al djote dans les règles de l’art. Ces cours étaient d’abord prodigués aux membres de la Confrérie, répondant de la sorte à une logique implacable : pour juger un produit, il faut avant tout pouvoir le préparer. Par la suite, en plusieurs occasions, la Confrérie était présente lors d’événements locaux et il était loisible à tout un chacun d’apprendre à préparer « la belle verte ». L’Ecolâtre, en la personne de Jean Claude Guillaume, est responsable de la pérennité du fleuron de notre gastronomie. C’est avec beaucoup de sérieux qu’assisté de trois de ses acolytes : Paul, Francis et Bernard (Vincent étant empêché) nous ont donné une leçon de cuisine un peu particulière. Entrons dans cette école réservée aux grandes personnes qui savent ce que bien manger veut dire. Nivelles Capital est parti en éclaireur pour pouvoir vous mettre l’eau à la bouche. Nous avons été reçus au deuxième étage, dans le cercle très secret de la Confrérie de la Tarte al djote. Pour que faire ? Mais pour apprendre à faire des doubles pardi !


Au royaume de la « bètcheye », les doubles sont reines
A peine arrivés au deuxième étage de l’Office du Tourisme, que déjà dans l’ascenseur, une petite odeur sympathique met nos papilles en émoi. Nos hommes sont déjà au travail depuis un moment et ils se préparent à initier en primeur leurs quelques invités privilégiés dont nous sommes. Pleins feux sur les ingrédients qui ne demandent qu’à être intimement mélangés. Du beurre fondu, de l’eau, le mélange des farines blanches et de sarrasin, du fromage (la « bètcheye »), un œuf entier, du sel et du poivre, et voilà le travail ! Des mains d’hommes (débarrassées de leurs montres et alliances par souci d’hygiène) vont sous nos yeux se mettre à l’ouvrage. Et vas-y que je fouette, que je pétrisse, que je fasse sauter les crêpes dans la bouillante poêle. Et enfin, y glisser le fromage préalablement assaisonné et émietté. « Oyez, oyez bonnes gens ! Oyez oyez gourmands de bonne famille ! Venez donc, amateurs de bonne chère, ici vous régaler … » Comment résister à l’appel de la sirène gourmande ?

La double. Le plaisir puissance double !
Les doubles en questions
La double est une déclinaison de la traditionnelle tarte al djote. Plus exactement, à l’origine, elle prenait le relais de sa verte cousine, celle-ci se préparant pendant la saison des bettes, c’est-à-dire d’avril à la Saint Michel, les six mois suivants, étant réservés à la dégustation des doubles. Primée au même titre que la tarte al djote, la double joue dans la cour des grands le jour de l’attribution des labels étoilés. Evénement incontournable pour tous ceux qui apprécient et la tradition et la gastronomie locale. Il est donc tout aussi important de la bien préparer. Un petit tracas semble planer au-dessus des membres de la Confrérie : il n’y a plus que deux établissements qui préparent de façon suivie les doubles pendant la période d’hiver. Ils seraient heureux que d’autres candidats professionnels se pointent au portillon… Cette préparation requiert plus de travail en ce sens qu’il convient de confectionner les crêpes avant de les fourrer avec le fromage au moment de servir les doubles. C’est une opération en deux temps bien distincts : la « valse » des crêpes et la cuisson au saindoux pour faire fondre la blonde « bètcheye ». L’Ecolâtre est formel : il faut à tout prix mettre de l’eau (et non du lait) dans la pâte à crêpes pour la simple raison que pendant leur cuisson les gouttelettes en s’évaporant, font place à des petits trous. Ces petites perforations permettront au fromage de bien pénétrer au cours de la phase finale de la cuisson juste avant de servir les doubles. Et de les déguster avec gourmandise sur des assiettes chauffées. On ne se refuse rien ! Vraiment.

Et vous ? Vous commencez quand ?
Marie Marthe Schuermans
Pour tous renseignements à propos des activités de la Confrérie de la Tarte al djote, il vous suffit d’appeler l’Ecolâtre Jean-Claude Guillaume qui se fera une joie de vous informer. 0474/24 69 94

Luc Pieltain
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