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Les Kupid Kids débarquentLundi 11 Janvier 2010
Tout semble sourire aux Kupid Kids. Créé par un concours de circonstance en mars dernier, le groupe de rock connaît un succès qui n’est en rien dû au hasard. Leur travail, leur talent et la force de leur passion les ont poussés à s’entourer des meilleurs. Depuis, Daphne, Bernard, Pascal, emmenés par Elliott et Watch, les deux membres fondateurs nivellois, multiplient les demandes, affinent leur style pop rock et commencent à faire résonner leur nom dans le milieu. Ils nous ont donné rendez-vous au « Peloch » pour nous parler d’eux, de leurs ambitions et, surtout, de leur plaisir de jouer ensemble. En toute clairvoyance, décontraction et sans calcul. Un tout bon moment.
N.C. : Quelle est l’histoire des Kupid Kids ?
W.D.S. : Elliott et moi sommes musiciens depuis toujours. Nous avons joué pour différents groupes qui ont, pour la plupart, connu un certain succès. Le temps passant, nous avons ressenti le besoin de créer des musiques plus profondes et mélodieuses. Nous nous sommes mis à composer dans mon studio, tranquillement. En un week-end, nous avions trois nouvelles chansons. Nous les avons postées sur Myspace et, à notre grand étonnement, les réactions n’ont pas traîné. Les compliments de fans et les demandes de la part d’organisateurs de concerts se sont enchaînés. Nous avons donc continué à composer et à chercher des instrumentistes pour former un groupe. Nous nous sommes alors dirigés vers des musiciens avec lesquels nous avions déjà travaillé et que nous savions sérieux, talentueux et avec lesquels nous avions un réel feeling. Après nos nouvelles compositions, nous avons donné deux concerts – à l’Autumn Rock Festival et l’Inc’Rock Festival – qui nous ont ouvert beaucoup de portes. Après cela, les choses se sont enchaînées très rapidement, nous avons joué dans de grands festivals, nous avons trouvé un agent, Bernard Moisse, une maison de disque – Pias, une des plus grandes de Belgique – et nous avons donné de nombreux concerts. N.C. : Quels sont vos rôles respectifs dans le groupe? W.D.S. : Elliott et moi composons toutes les musiques et écrivons toutes les paroles. Notre complicité est telle que nous sommes toujours en contact pour échanger nos idées de mélodies. Composer à deux est une véritable richesse et une source énorme de satisfaction. Lorsqu’on travaille seul, il arrive fréquemment que l’on tourne en rond. A deux, les choses sont très différentes, elles deviennent plus faciles, plus abouties et, au final, plus évidentes. Et puis c’est tellement plus marrant de travailler à deux. Une fois que nous sommes parvenus à terminer une musique, nous la jouons à deux, l’enregistrons et la présentons aux autres membres du groupe avant de la tester tous ensemble. Pascal, Daphne et Bernard les intègrent très vite et les assimilent avec beaucoup d’intelligence. Fréquemment, il leur arrive de proposer des idées pour améliorer une partie de morceaux. Nous sommes très ouverts à leurs propositions, et, de la même façon, ils sont extrêmement impliqués, et ce, même s’ils n’interviennent pas dans le stade de création. Travailler avec des gens aussi impliqués et à la fois aussi modestes est très rare. Et une chance. Chacun joue son rôle à la perfection et c’est ce qui rend l’ensemble cohérent. Et puis, nous nous entendons parfaitement. Nous passons l’essentiel de notre temps ensemble, et toujours avec beaucoup de plaisir.
N.C. : Comment passe-t-on de scènes modestes à la première partie du concert des Superbus à l’AB, le16 décembre dernier ?
W.D.S. : Mon frère est le mixeur des Superbus. Nous avons enregistré un premier EP « No Excuses » avec lui. Il leur a fait écouter et ils ont tout de suite adoré. Ils nous avaient alors dit qu’ils voulaient que nous fassions la première partie de leur concert quand ils viendraient en Belgique. Nous étions hyper flattés et très heureux aussi que cela se passe à l’AB qui est une super scène. N.C. : Alors, vos impressions après concert… W.D.S. : C’était hyper bien ! Probablement le plus beau moment de ma vie, tant du point de vue musical qu’humain. Les membres de Superbus sont très sympas et l’entente entre nous était géniale. C’était d’autant plus fort que nous avions travaillé très dur pour ce concert que nous étions un peu stressés – une première partie est toujours un challenge - et que les résultats ont dépassé nos espérances. La salle était pleine, les compliments pleuvaient, c’était génial ! E. : Je crois qu’il n’y a pas de plus beau moment que celui où nous sommes réunis en backstage avant un concert aussi important. Nous étions plus soudés que jamais.
N.C. : Parmi la multitude de groupes de rock qui naissent aujourd’hui, qu’est-ce qui, selon vous, vous permet de vous distinguer ?
W.D.S. : C’est une somme de paramètres mais l’essentiel vient de notre expérience passée. Tous, nous avons eu la chance de travailler pour plusieurs groupes qui ont bien fonctionné et, de ce fait, d’être mieux « armés » que des débutants. Nous connaissons les erreurs à ne plus commettre, nous pouvons compter sur un réseau important d’artistes et nous avons la chance d’avoir fait suffisamment nos preuves pour susciter l’attention du milieu et notamment des maisons de disques. Un autre point vient de nos influences diverses et notamment notre connaissance et notre intérêt, à Elliott et moi, pour la musique classique. Grâce à cela, nous sommes parvenus à créer un groupe qui ne peut pas être catalogué dans un style particulier de rock. Notre musique envoie pas mal, tout en restant très mélodieuse. N.C. : Quelles sont les ambitions du groupe ? W.D.S. : Créé un peu par hasard, le groupe a su grandir de manière constante, ni trop vite, ni trop lentement. Nous avons la chance d’être bien entourés et de ne pas subir de pression de la part de notre agent. Nous pouvons dès lors nous consacrer à la musique et préparer notre avenir sereinement. Actuellement, nous n’avons qu’un seul single officialisé « Iguana Face » - qui tourne sur Pure FM – mais nous avons déjà plus de 30 titres. Notre objectif est de construire pas à pas quelque chose de solide et, pour cette raison, nous sommes très vigilants quant au choix des personnes avec qui nous travaillons. Nous devons tous être dans le même état d’esprit. Quel que soit le domaine d’activité, nous n’allons pas travailler avec un professionnel si ce n’est pas un ami et nous ne travaillerons pas avec un ami s’il n’est pas professionnel.
N.C. : Et vos projets ?
E. : Nous souhaitons faire de nombreuses scènes cet été, mais nous n’avons pas encore booké grand-chose. Un album sortira également vers la fin de l’année. Nous seront très attentifs au choix des musiques pour, d’une part, sélectionner les meilleurs morceaux et, d’autre part, assurer une cohérence dans leur ordre de passage. Cet album sera une sorte d’histoire dont chaque chapitre est justifié. N.C. : Que peut-on vous souhaiter pour 2010 ? E. : De continuer sur notre lancée. Nous sommes fiers de ce que nous avons construit et nous espérons continuer à faire de bons choix, le plus de concerts possible, un max de bonnes musiques, avoir plus de fans et toujours plus de bons moments. www.myspace.com/kupidkids Photos : © Manu Bailly Clarisse Michaux
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