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Les rêves ibériques de Valérie BrunieauxMardi 12 Janvier 2010
Valérie Brunieaux se promène dans un monde bien à elle. Comme un souffle de Tramontane, ces toiles d’apparence douce et tranquille sont l’expression d’une personnalité piquante. Valérie nous a reçu dans son atelier de Manage. Vamos con dios…
N.C.: Comment définiriez-vous le monde de Valérie ?
V.B. : “Mon monde, ce sont des couleurs très douces, très chaudes. C’est comme des souffles de vent. Ce sont des moments de la nature où l'on ferme les yeux, où l’on ressent une chaleur qui irradie de soi. Ce sont aussi des flashes de lumière, typiques de certaines villes, comme Barcelone. C’est une ville où tout est arrondi. J’y ressens un équilibre. Un équilibre entre hommes et femmes qui me pousse à rechercher une certaine image de la féminité.” N.C. : Une recherche de la féminité. Vous vous cherchez au travers de vos toiles ? V.B. : “Oui, probablement. C’est aussi la recherche d’un équilibre en tant que femme. Je pense que l’on peut très facilement retracer la recherche de l’homme et de la femme au travers de l’architecture et de la peinture. Je ressens ce qui est rond comme féminin, en opposition aux constructions plus carrées, plus masculines.“ N.C. : Quelle formation avez-vous suivie ? V.B. : “Ma passion pour la peinture est venue très tôt. Déjà, à l’âge de huit ans, je préférais les crayons à la poupée. A l’âge de 14 ans, j’ai rencontré une femme peintre, qui s’appelait Micheline Minne, à qui j’ai présenté mes travaux. C’est elle qui m’a encouragée à peindre sur toile. J’ai donc fait ma première toile à l’âge de 15 ans. A 18 ans, j’ai suivi une année à La Cambre pour apprendre la technique du nu et réussir à faire mes couleurs moi-même.”
N.C. : Puis il y a eu la maladie…
V.B. : “A 23 ans, je suis tombée gravement malade. A ce moment-là, je ne peignais que des natures mortes. Mes peintures étaient dures et sombres : des arbres nus, sans feuilles, sans environnement. Peu à peu, les arbres se sont rhabillés. Les couleurs sont revenues. J’ai dessiné des paysages moins sombres.” N.C. : Quelles techniques utilisez-vous ? V.B. : “Très vite, on s’est rendu compte que j’étais allergique à la térébenthine et à l’huile. Il y a donc beaucoup de techniques que j’avais apprises et que je n’ai pas pu utiliser. J’ai énormément dessiné aux pastels. Mais depuis un an, je me relance dans l’acrylique. Je trouve la technique plus forte, plus intense. J’ai besoin de refaire mes marques et pour cela, l’acrylique me correspond mieux. C’est comme une renaissance.” N.C. : Votre actualité, c’est une exposition qui démarre sous peu. V.B. : “Oui, l’exposition s’appelle « Quanto ». Elle débute le 27 septembre à la Grange à la Dîme, Place d’Arquennes. Elle se tiendra jusqu’au 15 octobre. C’est une sélection de mes derniers travaux. « Quanto », c’est une interrogation. C’est « combien » de temps avant de trouver la paix, avant de trouver la tranquillité ?”
N.C. : Qu’est-ce qui vous attire dans l’univers ibérique ?
V.B. : “Il est fait de couleurs auxquelles j’appartiens. C’est un monde avec lequel je fusionne complètement. J’ai besoin de la chaleur de ces couleurs, de ces ambiances. Il en ressort une tranquillité, un apaisement. Luc Pieltain
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