Luc Baligant : paparazzi des bois et des champs
Chasseur d'images dans l'âme, Luc Baligant est un homme à l'affût !
Découvrez sa passion: chassez l'instant unique.
A première vue, la vie trépidante n’a aucune prise sur Luc Baligant. Un poste dans une banque à quelques kilomètres de Nivelles, lui donne entière satisfaction.
Une passion pourtant le dévore – tellement, que tous ses loisirs y sont consacrés. La nature est le violon d’Ingres de Luc et Dominique, son épouse. Ils partagent ensemble des moments de découvertes privilégiées. De ce passe-temps découle un autre très complémentaire : la photographie. Et, parce qu’ils sont gourmands de balades, ils connaissent les insectes, les batraciens, les oiseaux et les rongeurs par leurs prénoms latins. Une telle connaissance, s’acquiert progressivement, au fil du temps passé à fouler les feuilles d’automne ou à se coucher dans les mousses printanières, en attendant que quelque chose se passe. Et … il se passe toujours quelque chose !
Son bagage
Un boîtier photo équipé de quelques calibres de haute performance pour mieux capter ses proies.
Ses terrains de chasse ? Son jardin. Un peu plus loin, le vieux Canal ou les Lacs de Virelles, du Der ou autres réserves repérées. Un peu plus loin encore, les grands espaces de la Brenne, où il se promène – de l’aube au crépuscule - avec Dominique, armée elle aussi.
Ci suit une belle histoire de complémentarité et de complicité.
Luc Baligant et Dominique Jacobs, surfent sur la même passion. La beauté de la nature à l’état pur. Ensemble - au péril parfois de leur confort - ils saisissent l’instant qui sera l’inoubliable, l’inénarrable vision d’un crapaud au ras de l’eau, d’un accouplement de gracieuses demoiselles, de l’envol d’un oiseau rare.
Deux passions très complémentaires
Il y a longtemps déjà que Luc s’intéresse aux beautés simples offertes par la nature. A un tel point qu’il a voulu se former à être guide nature pour qu’il puisse mettre un nom sur ses observations. Puis progressivement vint l’envie de fixer le fruit de ses trouvailles sur pellicule – les nouvelles technologies permettent de tirer en rafale sans trop bourse délier. L’avantage réside aussi dans le fait qu’une sélection sévère peut se faire – et dans le genre exigeant, Luc Baligant n’a pas son pareil.
Cependant, il faut le reconnaître, l’accès beaucoup plus aisé à l’art de la photographie, multiplie les aspirants candidats. Il est donc nécessaire de se distinguer, de sortir du lot et persévérer dans la recherche de la perfection. Et sur ce point, les époux Baligant sont vraiment très forts.
Les qualités requises
Ne devient pas chasseur d’images qui veut. Cela demande avant tout de la patience. Imaginez-vous que certains clichés requièrent une très longue attente – et ce, dans des positions très acrobatiques ou inconfortables. Au diable la crampe, les pieds trempés ou les doigts bleus de froid. En regardant défiler les photos de Luc Baligant, ce qui est assez surprenant, c’est de constater qu’il déniche des cachettes vraiment extraordinaires. Avez-vous déjà pu voir – de vos yeux voir – un grèbe huppé transportant sa progéniture sur le dos ? Ce joli palmipède a la réputation d’être extrêmement timide et de se cacher dans les roselières – et, en cas de grande frayeur, il plonge pour ne ressortir qu’après une ou deux minutes à 500 mètres de là.
Les lève-tard eux, réduisent les chances de surprendre des raretés dans la nature. A la belle saison, il arrive à Luc et à Dominique de se mettre en route aux petites heures du matin – les plus opportunes pour observer et immortaliser l’image de la nature qui se réveille – les petits lapins et les oiseaux qui squattent une portion de terre ensoleillée pour en capter la première chaleur – la brume au-dessus du Canal, annonciatrice d’une belle journée de printemps – l’infinie beauté du silence. Une fois de retour au bercail, vient le moment de la sélection, histoire de ne garder que les meilleurs clichés dont aucun ne sera retouché. Luc se permet uniquement de peaufiner le cadrage si cela se justifie.
Fixer l’émotion
Contrairement à beaucoup d’amateurs d’observations, Luc et Dominique ont choisi d’ajouter un outil pour capter l’émotion de l’instant. Sur les lieux mêmes de leurs observations – Dominique récolte, à chaud, les impressions de ce qui se passe autour d’eux. Elle ne part jamais sans son carnet à l’aspect brut, où elle note tout ce qu’elle voit et ressent. Cette démarche, donne un supplément d’âme à leur permanente quête de beauté.
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