Myléna Leclercq - mi-poisson, mi-oiseau
Mercredi 23 Septembre 2009
De nature optimiste, Myléna Leclercq nage - plus particulièrement en ce moment - en plein bonheur. Ce qui pour une sportive au long cours aquatique, peut sembler normal. Comme un aimant, elle attire la chance qui n’est pourtant pas l’effet du hasard. Elle « organise » sa chance en faisant tout ce qu’il faut pour que ça marche. Mais d’où lui viennent donc cette joie, cette capacité à s’adapter, à se dépasser, à sortir du lot. Myléna a tout récemment décroché un billet pour Macao ou, aux côtés de quelques autres artistes internationaux et triés sur le volet, elle participera à un spectacle grandiose. Grandiose ? Forcément puisque Franco Dragone est la tête pensante d’un projet qui se prépare activement ici en Belgique pour trouver son apogée à Macao en avril 2010. Rencontre pétillante et conversation à bâtons rompus sous le soleil d’août à Nivelles où Myléna Leclercq en répétition à Lint, se pose un peu avant la grande aventure à Macao.
Myléna Leclercq – émerveillée de la vie
Aussi à l’aise dans l’eau que dans l’espace, Myléna évolue avec bonheur sur les scènes nationales et internationales. Ce n’est évidemment pas venu tout seul. On peut affirmer qu’à force de travail, d’opiniâtreté et d’audace, Myléna Leclercq atteint aujourd’hui un niveau sportif de grande envergure.
Tout commence par la danse classique qu’elle pratique - comme toutes les petites filles - dès l’âge de cinq ans. Avec la complicité de sa grand-mère qui lui coud des tenues adaptées à l’exercice - entourée d’une famille ouverte et confiante et accompagnée d’un frère de trois ans son aîné mordu de tennis - Myléna au caractère bien trempé, croque la vie à pleines dents. Oui, parce que la vie doit bouger. Les études secondaires se déroulent sans problèmes - et, pour bien confirmer que la danse prend de plus en plus de place dans sa vie, Myléna étudiera durant les deux dernières années d’humanité au Lycée Martin V à Louvain la Neuve - une école à orientation artistique poussée. Mais notre sportive ne se contente pas de danser sur des planches - elle danse aussi dans l’eau ! La compétition en natation synchronisée la mène sur les premières marches du podium aux championnats du Brabant wallon. Par ailleurs, elle donne des cours de danse, signe des contrats pour des prestations en publicité, au cinéma ou pour des shows événementiels. Très jeune, elle convainc par ses talents et veille à tenir le haut du pavé – « parce que – dit-elle – dans ce monde-là, il faut être présent sur tous les fronts et ne jamais se faire oublier. » Le cycle terminé, son regard se porte au-delà des frontières. Parmi les professeurs du Lycée, se trouve Martine Cardinal - une personne-clé qui jouera un rôle important dans les choix de Myléna. Après une audition très appréciée, Montréal lui ouvre des portes - l’Outre- Atlantique est pour elle un tremplin qui la mènera très loin. Pendant trois ans elle vit au Canada où elle travaille d’arrache-pied. Perfectionnement en danse hip-hop, jazz, classique, salsa et autres mouvements aux rythmes endiablés - contrats de travail - cours donnés à des jeunes talents. Pas un moment de répit - parce que le mouvement et l’action, elle adore ! Au terme des trois ans à Montréal, la prolongation du visa lui est refusée. C’est donc contrainte et forcée, que Myléna reprend le chemin du retour. La déception est grande - pensez-donc - trois ans d’activité intense - trois ans de rencontres tout autant de contacts lui ouvrant d’autres portes professionnelles … Mais notre danseuse a des ressources et rebondit très vite, alors que pourtant dans le domaine, beaucoup sont appelés et peu sont élus.
On n’arrête pas Myléna en si bon chemin … Revenue en septembre, elle est auditionnée en décembre par Anne- Michèle de Mey, responsable du recrutement de Charleroi Danses, et part en février suivant en tournée mondiale pendant trois ans avec la troupe (Europe, Singapour, Malaisie) pour danser « Sinfonia Eroïca » sur la 3ième symphonie de Beethoven (l’Héroïque ). Les fidèles de la saison culturelle nivelloise se souviennent certainement de ce spectacle joué dans le cadre du programme 2008-2009. C’est au retour de cette épopée qu’une autre commence … une de taille, une exceptionnelle, une inespérée … Celle qui propulsera Myléna de l’autre côté du globe, sur un continent encore inconnu d’elle. Un doux mélange de bonheur et d’appréhension habitent cette jeune fille qui n’a pourtant pas froid aux yeux.
Chronique d’une tournée internationale
Quand on dit que les voyages forment la jeunesse, Myléna en est l’exemple parfait.
La tournée « Sinfonia Eroïca » a été pour elle une expérience intéressante qui l’a blindée pour le reste de sa carrière. Vous vous imaginez bien que tous les déplacements sont préparés dans la plus grande rigueur. Il faut penser à tout, tout, tout. Voici quelques aspects des coulisses de la vie d’artiste en tournée. La face cachée en quelque sorte d’un nomadisme consenti. Myléna nous raconte.
«Avec la troupe au grand complet, nous voyageons toujours ensemble et nous logeons dans les mêmes hôtels réservés. Les techniciens eux, partent deux ou trois jours avant nous à destination de l’étape suivante, ce qui fait que tout est prêt dès notre arrivée. Une fois sur place, il nous faut immédiatement nous atteler aux répétitions dans un décor, sous un climat, dans un environnement qui change environ tous les trois jours. Pas de temps à perdre donc. Côté intendance, les artistes sont bien entourés et aucun aspect de la vie quotidienne n’est laissé au hasard. Par exemple, nos repas sont servis à heures régulières, ils sont équilibrés et d’une qualité nutritionnelle remarquable. C’est qu’il faut tenir la cadence tout au long d’une tournée enthousiasmante – certes – mais, par ailleurs très exigeante !
Une équipe de costumières et d’habilleuses se tient à notre disposition – ce qui nous épargne une grande part de stress au moment où la pression se fait forte.
Et s’il reste un petit peu de temps – ce qui est rare – nous le mettons à profit pour visiter les villes que nous traversons.
La peur de l’inconnu ?
Et quand on lui demande si certaines choses lui font peur dans la vie – elle répond : « oui, bien sûr ! Mais, sans les petits papillons dans le ventre, la vie ne vaut pas grand-chose … » L’Asie est une première pour elle, puisque jamais ses pérégrinations ne l’ont menée du côté du Soleil Levant. Grande curieuse devant l’Eternel, Myléna se réjouit déjà de découvrir un pays inconnu, de rencontrer des nouvelles personnes, de vivre de aventures palpitantes. Et sa vie affective dans tout ça ? Bien-sûr, elle n’est pas indifférente à cet aspect des choses – mais pour l’instant son travail compte avant tout. Parce que c’est maintenant. Parce que c’est elle maintenant. Parce qu’elle aime cette vie … la vie.
|
Portraits d'entrepreneurs
|
Les Labels de la Tarte al Djote
|