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Nathalie Polfliet Un parcours souriant

Nous sommes entourés d’artistes – c‘est clair et c’est heureux. Chacun possède sa patte, son style, sa créativité et nous aimons ça. Nathalie Polfliet est des leurs, mais elle se distingue par un parcours atypique, en ce sens qu’elle a mis un certain temps à croire en elle. Contrairement à quelques-uns du monde artistique, elle ne souffre pas du syndrome narcissique. Dès son jeune âge, tout y était pourtant. Le talent, le travail assidu, l’imagination, tout, tout, tout. Citoyenne nivelloise, elle passe le plus clair de son enfance entourée de sa famille. Les études classiques – latin, sciences et consorts – lui apportent un bagage culturel qui fait d’elle une jeune femme ouverte, intelligente et épanouie. A cela s’ajoute une belle dose d’optimisme qu’elle affiche au moyen d’un irrésistible sourire.


Nathalie Polfliet  Un parcours souriant
Le petit monde de Nathalie
Petite, Nathalie aimait à s’entourer d’un tas d’objets. De la peluche à la mini-boîte-à-tout, sans oublier les photos et les affiches, sa chambre ressemblait à un véritable musée. Il faut préciser également qu’à l’époque les dessins animés façon années ’80 provoquent chez elle une fascination pour l’image ? Elle se dit d’ailleurs issue de la génération de l’image – celle d’Albator, caractéristique des natifs des années ’70. Nathalie garde encore en mémoire ce large horizon d’images dont elle n’oublie aucun détail. Ce sont tous ces souvenirs qui après avoir été étranglés pendant quelques années de doute, rejaillissent depuis peu et qui font d’elle une artiste unique. C’est aussi grâce à ses parents qui l’ont encouragée à s’intéresser à l’art sous toutes ses formes, que l’Académie de Nivelles – encore une fois – l’a sensibilisée dès son jeune âge à l’art dramatique, la danse classique, et la musique. De plus, Nathalie fréquentait assidument le Waux-Hall qui lui a fait découvrir le grand Samuel Beckett notamment. Suzanne Flon dans « Une absence » l’a complètement bouleversée. Quant au défunt cinéma Athéna, il la comptait parmi les plus fidèles spectateurs.

Etudes … et puis
Nathalie Polfliet rêvait depuis longtemps d’étudier le stylisme et l’illustration. C’est donc dans une école réputée pour ses options Arts, qu’elle s’inscrit dans l’espoir d’y trouver le B.A.-BA dans le domaine. Si elle est depuis toujours passionnée par l’histoire de l’art, elle étudie par l’analyse les œuvres d’artistes toutes périodes confondues, elle n’en déplore pas moins le fait que les cours de dessin aient été très orientés, annihilant de la sorte, sa créativité innée. Mais, Nathalie persiste et dessine, peint, décore à sa guise – même si le corps professoral tente de l’éloigner de son style propre. Les études terminées avec succès, elle se rend compte que si les études apportent un apprentissage de qualité, une fois dehors, rien n’a été prévu pour armer les élèves sur le terrain. C’est donc envahie de questions qu’elle prend les chemins du travail. Un beau parcours – pas toujours simple pour autant – fait de cette jolie trentenaire – une artiste accomplie et toujours en quête d’idées et de beau.

Nathalie Polfliet  Un parcours souriant
Beaucoup de travail – un peu de chance
Vous l’aurez compris, Nathalie Polfliet sait ce qu’elle veut. Il suffit de voir où elle en est aujourd’
hui … Sa puissance de travail et sa ténacité comptent parmi ses valeurs essentielles. Toujours soucieuse de s’assumer pleinement, elle trouve des jobs qu’elle accepte parfois sur plusieurs fronts. Pour commencer, elle donne des cours de dessin à l’IATA. Ensuite, un très momentané manque de confiance en elle par rapport au travail en édition la paralyse, mais la pousse toutefois par goût de la mode, à poser sa candidature chez Sara Pacini – même chose chez Kicker’s Belgique …et ça marche ! Son opiniâtreté et la qualité de son travail sont appréciées. Progressivement donc, Nathalie se fraie un chemin et un nom dans le monde du travail. Sa polyvalence est un bel atout qui l’amène dans les coulisses de l’Opéra de la Monnaie, comme assistante costumière d’abord, et en tant qu’habilleuse toujours à la Monnaie dans le cadre de Opéra Studio – l’octroi de spectacles à des jeunes émoulus du Conservatoire de Bruxelles.

Nathalie – tome II
La naissance de Seïdou – son fils - intervient pour beaucoup dans l’évolution de Nathalie Polfliet. Son arrivée il y a un peu plus de six ans, a provoqué une véritable « boulimie » artistique. C’est à ce moment qu’elle crée des objets de déco pour enfants et qu’elle se remet à peindre. Peu à peu, la confiance qui lui manquait, lui vient. Les marchés artisanaux et les boutiques réservent un excellent accueil à ses créations. Tout cela l’amène – de fil en aiguille - à être repérée. Le Prix du Public au Concours BD de Huy (à égalité avec Yslaire – rien que ça ! …) A Namur, un concours d’affiches lancé pour la « Fureur de Lire » la voient sortir victorieuse et c’est elle qui en 2006 et 2007 réalise ce travail pour le moins très en vue. Tant et si bien que l’éditeur Mijade, spécialisé en livres pour enfants, lui confie l’illustration de certains d’entre eux. Elle-même se met à raconter des petites histoires tout en couleurs.

Dans un autre ordre d’idées, Nathalie Polfliet est aussi choisie pour faire une campagne pour le service éco-consommation à Namur. Enfin, cerise sur le gâteau, c’est elle qui a réalisé le projet de « Namur en Fête » cette année. Cela implique la création d’affiches, de dépliants, bref de tout ce qui entre dans la conception d’une campagne événementielle. Un contrat qu’elle réussit tout en beauté.

Rachel et les Petits Marcels
Nous serions incomplets et impardonnables de ne pas évoquer « Rachel et les Petits Marcels ». (Ca rime et ça sonne joli !), deux petits personnages rigolos raconteurs d’histoires et porteurs de messages.

Il faut savoir que depuis l’enfance, Nathalie, adore, empile, met en scène, un tas de petits objets qui pour le commun des mortels seraient anodins. Ce qu’elle appelle (en souvenir de son grand-père) ses petits Marcels , ce sont toutes ces petites choses qui ont meublé son enfance, et Rachel la représente elle (son deuxième prénom) pour son côté collectionneur farfelu. Elle dit de son travail que : « Les personnages et les décors qui naissent sous mon pinceau s’adressent à des publics de tous âges. Ils peuvent toucher des adultes aussi bien que des enfants. Je refuse les cloisonnements, mon objectif est d’être accessible à tous »

Informations :
http://nathalie.polfliet.over-blog.com/
nathalie.mood@hotmail.com
Tél.: 02 387 03 28
Luc Pieltain
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