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Pierre Huart A mi-chemin.Dimanche 6 Décembre 2009
Trois années que Pierre Huart occupe le siège mayoral. Trois années que Nivelles vit au rythme effréné de ses travaux. Si le grand lifting nivellois occupe quotidiennement le banc des causeries mondaines, quel plan notre bourgmestre a-t-il réellement pour Nivelles ? A mi-mandature, nous lui avons posé la question.
NC : Après trois années, peut-on dire que vous êtes un bourgmestre heureux ?
PH : Je suis un bourgmestre très heureux. Si nous nous employons quotidiennement à développer la déclaration de politique générale, nous travaillons également à mettre plus de créativité dans notre gestion communale. Concrètement, chaque mandataire s’est engagé à développer personnellement de nouveaux projets et cela à tous les niveaux. Etre innovant au quotidien, voilà notre challenge. Dernièrement, nous avons décidé de fêter la Libération de Nivelles chaque année. Une idée simple mais tellement appréciée par les associations patriotiques de Nivelles, par exemple. NC : Réinventer jour après jour, est-ce là la force du Collège en place ? PH : Beaucoup de choses vivent très bien avec ou sans nous à Nivelles. Je pense au Tour Sainte Gertrude ou au Carnaval. Par contre, nous désirons donner une nouvelle impulsion, une nouvelle image dans de nombreux autres domaines d’activité. Je parle de domaines comme la mobilité notamment, avec les navettes écologiques. Il faut savoir qu’il n’existe que 3 navettes de ce type en Belgique : deux à Nivelles et une en place à l’Association du Gaz Liégoise. Nivelles se veut avant-gardiste. Cela se fait aussi par la mise en avant de nouvelles matières communales qui se développent actuellement. D’une part, l’énergie. D’autre part, la santé. N’oublions pas la sécurité routière. La population de chaque commune attache de plus en plus d’importance à ces sujets. NC : Quel regard portez-vous sur votre coalition ? PH : Je pense qu’elle fonctionne très bien. Elle a essentiellement deux atouts. Primo, sa moyenne d’âge a été fortement diminuée par rapport aux deux mandatures précédentes. Secundo, chaque Echevin a ses attributions dans le cadre de ses compétences propres. NC : Nivelles subit un lifting important depuis votre arrivée. Les travaux se succèdent à un rythme effréné. Pensez-vous que Nivelles ait pris le bon chemin ? Quelle vision avez-vous de Nivelles dans les années à venir ? PH : Le projet de la Grand-Place est un projet très ancien. Ce projet a traversé les mandatures quel que soit le parti au pouvoir. C’est un projet qui était attendu par tous. La réfection de la Grand Place a été étendue à tout ce qui touche l’intra-muros, ce qui oblige une réflexion globale en terme de mobilité. Nivelles évolue. Nivelles grandit. Je pense que Nivelles est en passe de redevenir un pôle, comme il l’a été, il y a 50 ans. Les communes avoisinantes sont de plus en plus impliquées. L’une de nos difficultés vient de notre position frontalière avec le Hainaut. Il existe une interaction en termes de population mais pas en termes de synergie au niveau communal. D’ici, une vingtaine d’année, je pense que Nivelles deviendra une réelle communauté urbaine. C’est-à-dire, une ville où il existe pratiquement tous les services et où, la migration de population limitrophe est importante et ce, par l’attrait que la ville génère. Je pense notamment en matière sportive, culturelle, judiciaire, économique ou scolaire. C’est déjà le cas aujourd’hui. Je pense que Nivelles deviendra le pôle majeur de l’ouest du Brabant wallon.
NC : L’opposition est assez acerbe sur un manque d’investissement social à Nivelles. Qu’en pensez-vous ?
PH : Je ne partage pas du tout cet avis. Le socialisme n’a pas le monopole du concept « social ». Nous avons réalisé des projets très concrets, par exemple, en créant un vrai service du logement. Nous avons mis en place un encadrement professionnel et pertinent. Dans un autre domaine, nous avons beaucoup travaillé sur les procédures d’engagements communaux. Nous les réalisons avec une grande objectivité. Dans une autre mesure, tous les mandataires se veulent très accessibles. Enormément de personnes viennent nous rencontrer chaque jour. Nous prenons le temps de les rencontrer, de les écouter et nous essayons dans la mesure du possible de résoudre leurs soucis. NC : Quel projet réalisé durant ces trois dernières années vous rend particulièrement fier ? PH : J’ai un vrai coup de cœur pour l’Académie des Arts Plastiques. C’était un réel manque en matière de culture à Nivelles. La demande était très forte. Et quand je vois le succès en termes de fréquentation (150 à 180 inscrits pour la deuxième année), c’est qu’il y avait une vrai demande. NC : Quelle erreur reconnaissez-vous avoir commise en trois ans ? PH : Je ne parlerais pas d’erreur mais je pense que nous devons encore plus croire en nos capacités au niveau de la Ville. C’est probablement encore un manque au niveau collégial. Vouloir que Nivelles redevienne un pôle est une chose. Parvenir ensemble à travailler transversalement au niveau de tous les services est une chose encore à développer. NC : Nivelles bouge. Nivelles évolue. Mais tout n’est pas rose. Le commerce est au plus bas. Nivelles vit de sérieux problèmes de sécurité. Quelle est votre priorité aujourd’hui ? PH : Le projet de la Grand Place est un projet sur les rails. Nous aurons la chance d’en vivre l’aboutissement. La question de la gestion d’une ville est double. Faut-il corriger ses défauts ou faut-il améliorer ses qualités ? Je pars du principe qu’une ville a des qualités et que ce sont celles-là qu’il faut renforcer avant tout. A titre d’exemples, Nivelles est l’une des seules villes du Brabant wallon a posséder un folklore reconnu. Nivelles est clairement identifiée comme une ville de sport. Nivelles possède des infrastructures sportives vétustes. Il faut intervenir là-dessus en urgence. NC : Et en ce qui concerne le commerce du Centre Ville ? PH : Il faut renforcer ses qualités. La période n’est pas facile, je le reconnais. Les travaux et la crise financière ne font pas bon ménage. Nous travaillons à améliorer les atouts de la ville. Je pense qu’un commerce qui a une activité spécifique avec des produits de qualité va fonctionner. Et je pense que les travaux en cours vont l’aider par après. Nous travaillons à améliorer l’image de Nivelles. Avant les travaux, tout le monde se plaignait des trottoirs et des problèmes de parkings. Aujourd’hui, malgré la crise, Nivelles attire à nouveau les commerçants. Les espaces de la Rue de Bruxelles sont tous loués. Nous allons accueillir des restaurants, une confiserie et un magasin de fruits et légumes et ce, à partir du mois de mars. Nous devons avoir un message commun et positif. NC : Pensez-vous que Nivelles vit une période charnière PH : Nivelles se devait d’évoluer. Le lifting de la ville attire les nouveaux habitants. Son nombre augmente d’année en année (+/- 500 nouveaux habitants par an). Les zonings grandissent. Je pense que Nivelles vit, si pas un moment clé de son histoire, un moment important. Il faut le croire. NC : Qu’attendez-vous de 2010 ? PH : Je travaille beaucoup en collaboration avec le chef de zone en matière de sécurité routière. Nivelles compte énormément de jeunes. Les chiffres concernant les accidents de la route et notamment en termes de lésions corporelles ou de mortalité ne sont pas très bons. Ce sont plus les voiries de la Région wallonne qui sont concernées. Cela n’empêche qu’il y a des efforts considérables à faire en matière de sécurité routière. Luc Pieltain
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