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Quand le découpage devient artLundi 11 Janvier 2010
Derrière chacun de nous peut se cacher un artiste, la seule condition, c’est de laisser s’exprimer son imaginaire, sans complexe, au travers de ses réalisations. Ce désir d’être soi, d’oser l’audace, Maëlle Degueldre l’a découvert en pratiquant une activité réalisable par tous : le scrapbooking. À deux pas de la rédaction, nous l’avons rencontrée, à la Papeterie de Nivelles où elle travaille. Depuis, à Nivelles Capital on s’est tous mis au scrap. Il faut dire que la passion de Maëlle est très communicative…
N.C. : Les scrapbookeurs, des artistes à part entière ?
M.D. : Oui et non. Il ne faut pas comprendre artiste comme on l’imagine trop souvent en parlant d’un peintre ou d’un architecte, mais si ce qu’on réalise permet à l’imagination, à la créativité de s’exprimer avec originalité, alors dans ce sens, ce sont des artistes. N.C. : C’est quoi au juste le scrapbooking ? M.D. : C’est mettre en valeur des photographies que l’on aura découpées dans un décor que l’on aura concrétisé avec des objets de la vie quotidienne, comme un bouton, une ficelle… Ce qui compte, c’est l’esthétique de la composition qui créera un univers particulier où les photos prendront tout leur sens. Un album composé avec cette technique sera bien plus gai à regarder et donnera envie de le montrer. [N.C. : Quand peut-on dire qu’un simple découpage devient une œuvre d’art ? M.D. : C’est à partir du moment où les photos de départ, grâce aux formes, au support, à l’ensemble de la composition, exprimeront toute la personnalité de l’artiste. Le débutant s’en sortira très bien avec un cutter, un tube de colle, une paire de ciseaux et une feuille de papier mais ensuite, lorsqu’on a acquis une bonne maîtrise, on peut alors utiliser des techniques très complexes et qui réclament énormément de soin, de patience. Le scrapbooking, c’est sans limite. N.C. : Comment vous est venue cette passion ? M.D. : Tout à fait par hasard. Je me promenais dans un grand magasin de textile, il y avait un rayon qui y était consacré. Ça m’a intéressé. Comme j’ai toujours aimé « bricoler », que j’avais un peu de temps devant moi et surtout une pile de photos à classer, je me suis lancée. Albums, cartes de voeux, cadres… tout y est passé.
N.C. : Comment procédez-vous ?
M.D. : Tout d’abord, je décide du thème que je vais traiter. Tout est bon, je n’en ai pas vraiment un de prédilection. Je cherche ensuite dans mes photos celles qui conviennent. Selon mon choix, j’opte pour une couleur de papier ainsi que les formes. Je choisis des gabarits, des grilles de repère. Débute alors le découpage et le collage. Une page dure en moyenne entre une heure et demi et deux heures et demi. N.C. : Quelles sont les clés de la réussite ? M.D. : Y mettre tout son cœur. Avoir l’inspiration, prendre le temps aussi et surtout être en bonne condition mentale. Il faut vraiment ne penser qu’à ça, se relaxer, se détendre. Quand on ne se sent pas bien, qu’on est pressé, ça ne donne rien. Ça m’est déjà arrivé de devoir tout recommencer ! N.C. : Est-ce bon marché ? M.D. : Au début, on peut commencer avec de très petits moyens surtout si l’on récupère mais très vite, on découvre toutes les nouveautés, les différents gabarits, les encres spéciales, les poudres à embosser, les papiers particuliers,… et alors ça peut revenir assez cher… mais le résultat vaut manifestement la peine… Plus on pratique, plus on a envie de tester de nouvelles choses, d’affiner sa technique. Moi, je suis insatiable de découvertes. Heureusement, mon travail me permet de découvrir les nouveautés, de participer à des formations organisées par les fournisseurs… N.C. : Cette passion, vous désirez la partager… M.D. : J’ai très envie de mettre en place un atelier dans la salle au dessus de la papeterie. Il serait ouvert à tous et se déroulerait probablement le vendredi à partir de 16 ou 17 heures. Durant deux heures et demi à trois heures, les gens pourraient participer à une séance de travail. Les consommables seraient à payer sur place mais le reste, ciseau, colle, cachets… seraient à disposition. Pour un prix de 10 euros par semaine, chacun pourrait développer le thème de son choix, échanger ses idées, faire connaissance… Chouette, non ? JiWay
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