Stéphanie Blanchoud – Côté cour – Côté jardin
Joli brin de fille. 28 ans. Stéphanie Blanchoud emprunte deux chemins majeurs pour réaliser son besoin d’expression artistique. La chanson - dont elle écrit elle-même les textes - et le théâtre. C’est toute jeune qu’elle a été atteinte par les mots. Droits au cœur – pile poil – en plein dans la cible ! Et, on peut dire aujourd’hui, qu’elle fait de ceux-ci, un excellent usage. Ce n’est pas venu tout seul, on peut s’en douter. Le coup de la marmite dans laquelle on tombe, ce n’est pas elle. Stéphanie, au contraire, veut, travaille et choisit. Son double objectif : chanter et jouer au théâtre. Parce que – le temps d’un rôle - elle aime se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – qu’elle adore raconter des petites histoires et partager avec son public ses réflexions sur la vie dans ses chansons. Stéphanie possède comme personne, l’art d’inviter les spectateurs dans des ambiances mystérieuses, tantôt sombres, tantôt feutrées. Comme un chat, elle se glisse dans des sonorités douces et chaleureuses. Comme un chat, elle peut aussi sortir ses griffes en affichant un cynisme décapant. Le 18 novembre, elle sera au Waux-Hall pour nous faire découvrir son dernier album « Insomnies ». Un joli mélange de poésie et de fraîcheur.
Les idées de textes, elle les trouve dans la vie quotidienne, dans la forêt où elle savoure le calme dont elle a grand besoin, ou alors dans les transports en commun – tour de guet idéale pour observer furtivement les voyageurs pressés ou désœuvrés. Côté théâtre, Stéphanie investit régulièrement les planches de grandes «maisons» comme les Galeries où elle a joué dans « Cyrano de Bergerac », « Hôtel des deux mondes », et « l’Assassin habite au 21 ». Le Théâtre du Parc fait appel à elle pour les « Fourberies de Scapin » et
« Candide ». Mais, elle ne s’arrête pas là. Elle a déjà écrit trois pièces dont une « Dans tes bras » a été primée et « T’appartenir » choisie par le théâtre Le Public. Une vie bien remplie pour une jeune femme dont les journées le sont tout autant.
Une enfant de nulle part
Stéphanie Blanchoud est une femme libre. A un point tel, qu’elle ne revendique aucune attache géographique. Née sur sol bruxellois, elle est venue habiter en Brabant wallon avec ses parents et ses deux petites sœurs. Côté école, elle est bonne élève et se passionne très tôt pour la littérature et l’écriture. Un professeur de français en quatrième secondaire semble être pour quelque chose dans cet attrait pour la langue de Molière. Trois années de travail à l’Académie de Nivelles (en art dramatique, diction, déclamation) avec Patricia Dacosse, Catherine Ronvaux et Muguette Cozzi, l’amènent en finale du concours « Scènes à deux » Encouragée par son entourage, Stéphanie en veut davantage et prend des cours du soir (option théâtre) pendant deux ans. Elle est reçue au Conservatoire de Bruxelles en arts dramatiques et déclamation dont elle sort en 2003. Des cours de chant viennent compléter sa formation qu’elle souhaite la plus large possible. La danse contemporaine l’attire tout autant et c’est l’Espace Catastrophe qu’elle choisit pour faire ses premiers pas. Enfin, elle s’offre un stage d’été à l’incontournable Cours Florent à Paris. Toutes ces formations font de Stéphanie Blanchoud une artiste plurielle et reconnue. Elle fait son chemin entre la chanson – deuxième album en février 2009 – et le théâtre qu’elle adore jouer – et aussi mettre en scène … même pas peur !
Christian Bobin « son » poète
« Mon pays fait vingt et un centimètre de large, sur vingt-neuf de long. Une feuille de papier blanc » Ainsi écrit Christian Bobin dans « La plus que vive », un de ses livres d’où l’on sort bouleversé. C’est un cependant un autre titre de Christian Bobin que Stéphanie Blanchoud a voulu porter à la scène. « La folle allure » - l’histoire de cette fille fougueuse, têtue, croquant la vie avec gourmandise, qui écoute Bach qu’elle nomme très irrespectueusement « le gros ». Non seulement elle voue à Christian Bobin une admiration inconditionnelle au point de vouloir mettre en scène un de ses livres, mais en plus, Stéphanie se reconnaît un peu dans ce personnage libre et si bien raconté par l’auteur. Dans la pièce, c’est elle qui interprétait le personnage de Lucie accompagnée d’un pianiste et d’un mime au Festival de Spa - grand rendez-vous du monde du théâtre qui a salué son talent à l’unanimité. La pièce a déjà été jouée à plusieurs reprises.
Voyages – voyages
On ne peut pas parler de Stéphanie Blanchoud sans évoquer les voyages. Bien sûr, comme pour tous les enfants, les petites vacances en famille ont laissé d’excellents souvenirs. Plus tard, ce sont ses performances musicales qui la conduisent à Montréal pour un festival et à Niamey au Niger pour les Jeux de la Francophonie. Artistes et sportifs participaient à des joutes dans une ambiance très sympathique. Elle représentait la Belgique et sa prestation de trois fois vingt minutes lui a rapporté une Médaille d’Or dans sa catégorie. Elle garde un souvenir très fort de ce voyage en Afrique. Un véritable déclic pour Stéphanie qui depuis y est retournée pour un voyage « sac à dos » au Mali pendant un mois et demi. Il y a fort à parier que dès sa tournée terminée, elle refera un tour de quelques semaines dans cette partie du monde qu’elle aime tant.
Un agenda bien plein
Quand Stéphanie n’est pas au théâtre, c’est forcément qu’elle est en concert, et vice et versa.
Outre les nombreuses prochaines dates de concerts signalons qu’elle assurera la première partie de Maurane en décembre – ce qu’elle a fait également pour Bénabar et Delerm, notamment. Notre artiste a aussi du cœur et donne de son temps pour certaines causes humanitaires. Il y a peu elle donnait un concert à Woluwé au profit d’une association africaine du Bénin qui souhaite implanter des cantines scolaires là-bas.Rendez-vous est fixé le 18 novembre prochain pour un concert au Waux-Hall – l’occasion pour elle, de présenter son dernier album « Insomnies » en trio avec Jean François Assy - qui accompagnait Miossec et le regretté Bashung au violoncelle et la guitare. La troisième personne étant le claviériste Dominique Van Tomme. Stéphanie dit apprécier se produire en trio parce qu’il règne entre eux une excellente complicité. Nous en bénéficierons avec grand plaisir le 18 novembre prochain.
Album : « Insomnies » – Label Pico – Grande/Distribution Bang !
Disponible chez tous les disquaires.
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