Un père, un fils… la passion exposant deux

Lundi 11 Janvier 2010

Jean Van Molkot et Frédéric Valmont sont deux artistes contemporains nivellois. L’un peint, l’autre sculpte. Père et fils exposeront au Centre d’information et d’Accueil de la Région wallonne de Nivelles du 7 au 28 mars. Jean Van Molkot est un artiste peintre reconnu. Il a même sa place dans l’édition 2006 du dictionnaire Paul Piron consacré aux Artistes Plasticiens belges. Depuis maintenant 38 ans, il peaufine un style très personnel. Colorées, chaudes, ses œuvres à l’huile invitent au voyage intérieur, imaginaire où se marient les formes naturelles tant végétales, minérales qu’animales. On retrouve ses toiles aux quatre coins du monde, des États-Unis aux Émirats Arabes. Frédéric Valmont n’a pas atteint la renommée de son père, mais celle-ci viendra certainement rapidement. L’artiste est en pleine évolution, son œuvre se lit dans sa continuité comme un message laissé à l’humanité entière. Ses sculptures actuelles, en bois, sont autant d’invitations au retour à l’essentiel, elles appellent l’Homme à s’élever, à retrouver la sagesse dans la simplicité.


Un père, un fils… la passion exposant deux
N.C. : Vous vivez à Nivelles depuis trente ans mais d’autres lieux ont compté pour vous…
J.VM. : Nivelles est une ville que j’aime, je m’y sens bien. D’origine liégeoise, j’ai passé 4 ans de ma vie en Afrique du Sud, à Johannesburg. Homme du Nord, j’ai été émerveillé par les couleurs, les tons de ce continent. C’est là que j’ai commencé l’art pictural. En venant à Nivelles, j’ai suivi des cours à l’ancienne Académie de dessin de Nivelles chez Madame Borroche. C’était un excellent professeur.

N.C. : Depuis, vous avez fait un sacré chemin !
J.VM. : J’ai participé à de nombreuses expositions et j’ai remporté plusieurs prix dans le monde de l’art, tant en Belgique qu’à l’étranger dont des Médailles d’Or à l’Exposition Internationale d’ensembles à Ciney en 1991, 1992 et 1995. J’ai illustré un recueil de poèmes de Jean Paulus publié dans 57 pays… Mes tableaux ont été exposés au Mexique, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Italie, en France, en Martinique, à Monaco et bien sûr dans plusieurs villes de Belgique.

Un père, un fils… la passion exposant deux
N.C. : Le style Jean Van Molkot, c’est quoi ?
J.VM. : Je dirais que je suis un peintre de l’imaginaire. Pour l’instant, je peins à l’huile en associant des collages de feuilles d’or. Je suis actuellement dans une période où j’utilise des tons chauds, orangés, un peu comme un coucher de soleil… mais je ne renie rien de ma période bleue. C’est une continuité… Je mets en œuvre des formes naturelles, minérales ou végétales. J’amène les gens à découvrir autre chose que ce qui leur est donné à voir habituellement, à leur faire découvrir d’eux-mêmes ce qu’ils veulent.

N.C. : L’huile, un choix arrêté ?
J.VM. : C’est ce qui me convient pour l’instant. Cette technique me permet de retravailler plus longtemps la toile. J’aime ses couleurs inaltérables, sa consistance. C’est le choix qui correspond au développement de mon concept actuel mais j’ai aussi travaillé le pastel, l’aquarelle… Le travail d’un artiste, ce n’est pas figé. L’œuvre évolue, le message aussi. Quand tout est dit, quand le concept a été décliné clairement, on passe à autre chose. Si toutes les toiles sont différentes, on reconnaît pourtant leur style, l’unité de l’œuvre.

N.C. : Vous travaillez directement sur la toile ?
J.VM. : Non, je pars d’un croquis au crayon noir, sans doute un reste de ma formation initiale. Les lignes, les formes apparaissent, mais les couleurs sont déjà dans ma tête. Cela peut me prendre n’importe où… Mon esprit est toujours en éveil.

N.C. : Derrière le peintre se trouve l’homme… quel homme êtes-vous ?
J.VM. : Je suis quelqu’un d’optimiste qui tente de positiver le plus possible. S’arrêter sur le passé n’apporte rien, je préfère de loin donner de l’importance au futur. J’apprécie le contact avec les gens, j’aime dialoguer, apprendre. J’essaie d’être attentif aux autres. Sourire, rendre un petit service ne coûte rien et apporte beaucoup de bonheur à celui qui le reçoit. Notre monde tournerait bien mieux si ce principe était plus souvent appliqué.

Un père, un fils… la passion exposant deux
Frédéric Valmont a dessiné, lui aussi. Ses pastels sont d’un réalisme étonnant. Actuellement, c’est vers la sculpture qu’il s’est tourné, un peu comme s’il écrivait un nouveau chapitre. Une nouvelle étape a commencé, l’histoire se poursuit… et elle est loin de manquer d’intérêt ! L’artiste a des idées plein la tête, des œuvres qui naissent à chaque mot, un esprit en perpétuel éveil… De ses promenades en forêt, il a rapporté quantité de bois morts qu’il transforme en observateur, tel des sages veillant au devenir des hommes.

N.C. : Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir vous-même un artiste ?
F.V. : J’ai éprouvé le besoin d’exprimer des choses que ne peux pas dire simplement avec des mots. L’art permet d’aller plus loin dans le message transmis, de faire émerger la richesse de l’inconscient. Quand je regarde la société aujourd’hui, je vois ce que l’Homme fait subir à la terre ou à ses frères et je me dis qu’il est temps de revenir à des valeurs essentielles. Je crois que la vérité est ailleurs et qu’après, il y a quelque chose de plus grand. Il faut regarder les choses autrement, écouter le silence. Se recentrer sur l’essentiel permettra de sauver l’humain.

N.C. : Comment cela se transpose-t-il dans vos sculptures ?
F.V. : Mes œuvres sont simples, épurées, naturelles. J’aime l’art primitif, celui des premiers hommes… Il m’influence certainement beaucoup. N’est-ce pas en retrouvant ses racines, en vivant avec simplicité, en harmonie avec la terre que l’homme retrouvera son bonheur ? Les gens sont fatigués, agressifs, ils font la moue, ils ne vivent plus heureux. Il y a une recherche du naturel, une envie de retour aux valeurs primitives, simples. Il doit sans doute se tourner vers le sacré, vers ce qui le transcende… il doit prendre de la hauteur, quitter la fosse. Pour illustrer cela, j’ai envie de citer une phrase d’un indien : « Le jour où l’homme aura tout détruit autour de lui, il s’apercevra que l’argent ne se mange pas »

N.C. : En regardant vos toiles, l’aspect « spirituel » transpire pleinement. Vos dessins sont comme de longues histoires… où se côtoient obscurité et clarté, souffrance et lumière… Une étape terminée ?
F.V. : Non. Un moment, j’ai eu envie de passer à autre chose, d’exprimer un autre message… mais l’envie de peindre grandit à nouveau en moi…

JiWay
Lu 304 fois

Dans la même rubrique :

Sensuelle Valérie - 21/02/2009

1 2 3 4 5 » ... 8






Chapitre des 30 ans de la Djote
djote 01.jpg
djote 13.jpg
djote 44.jpg
djote 18.jpg
djote 10.jpg
djote 14.jpg


Inauguration de Loli
CAP_5853.jpg
CAP_5851.jpg
CAP_5836.jpg
CAP_5831.jpg
CAP_5854.jpg
CAP_5852.jpg


Les Labels de la Tarte al Djote
CAP_5630.jpg
CAP_5702.jpg
CAP_5660.jpg
CAP_5675.jpg
CAP_5701.jpg
CAP_5670.jpg


Carnaval de Nivelles
CAP_6854.jpg
CAP_6526.jpg
CAP_6594.jpg
CAP_6730.jpg
CAP_6833.jpg
CAP_6699.jpg